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Les têtes réduites ou tsantzas

Les têtes réduites ou tsantzas

Salut les crâneurs et les crâneuses,
suite à la demande mardi 25 avril d’une amie Facebook (et dans la vraie vie), voici un article sur les indiens Jivaros et leurs têtes réduites.

Les têtes réduites sont des objets rituels spirituels, servant à capturer l’esprit de l’ennemi vaincu, de s’en protéger dans la mort et de s’en attribué la force vitale.
Ce rituel existe depuis des milliers d’années, notamment dans certaines tribus d’Amérique du Sud tels que les Shuars, appelés aussi indiens Jivaros.

La tribu

Les indiens Jivaro (anciennement Xibaros), vivent en famille, au sens large du terme. Toutes générations confondues.
Leurs habitations sont séparées en deux, permettant d’avoir d’un côté les femmes et de l’autre, les hommes.
Cette tribu vit de la chasse, de la cueillette et de la pêche.


(source image : dinosoria.com/jivaros.htm)

Guerriers jusque dans leur ADN, ils sont en « guerre » avec une autre tribu depuis des millénaires.
Lors des périodes de trêves, le prestige guerrier leur manque et ils n’hésitent pas à s’entretuer sous différents prétextes afin de garder honneur et force.

La population actuelle de cette tribu est d’environs 5000 personnes.
Ils vivent toujours dans la forêt en relative paix avec les « blancs ».
La réduction de têtes se fait rare de nos jours et est devenu une monnaie d’échange avec le peuple blanc, contre divers objets et armes.

« Jivaro » en espagnol signifie « sauvage ou barbare ».

Les tsantzas

Les têtes réduites ou tsantzas, sont de réelles têtes humaines ou animales, qui à l’aide de longs procédés d’ébouillantages, sont réduites et deviennent moins grosses qu’un poing.

(source image : priceminister.com/s/tete+reduite)

 

Elles arborent souvent une longue chevelure et de longs poils (eux ne réduisent pas lors du procédé). Les yeux et la bouches sont cousus.

Ce rituel guerrier de réduction sert à emprisonner l’esprit vengeur appelé « muisak ».

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Dès leur retour au village, les guerriers cousent les yeux et les peignent en noir afin d’empêcher le défunts de voir ce qui l’entoure et ce pour l’éternité.
Les os du crâne sont retirés, ainsi que les dents et les yeux.
Ils seront donnés en offrande à Pani, le dieu anacondas.

(source image : exponaute.com)

 

Après une incision dans le haut du crâne, visant à y accrocher par la suite un lien permettant de porter son trophée autour du cou, la tête est mise à bouillir afin que les cheveux ne se détachent pas.
Lorsque celle-ci a réduit de moitié, elle est retiré de l’eau bouillante et est mise à séchées.

Le guerrier vient ensuite gratter l’intérieur du derme.

Il dépose ensuite des galets bouillants dans la tête afin quelle ne se déforme pas quand il la fait rouler pour la réduire encore.

Ensuite, les poils du visage sont brûlés et du sable chaud est déposé dans la tête afin de finir le processus de rétrécissement.
C’est durant cette étape que le guerrier modèle la tsantza afin de lui redonner son apparence humaine (ou animal).
Enfin, le sable est retiré, les ouvertures refermées et la peau teintée en noir.

La tête réduite est terminée, le muisak enfermé.
Le processus complet prend environ 6 jours.

Le guerrier a qui appartient la tête, la garde dans une jarre avec lui et ne la sort que lors des fêtes, afin d’orner son cou.

J’ai trouvé un documentaire assez complet que vous pouvez visionner ici :
L’expédition Jivaro

Pour ceux qui n’ont pas envie de regarder tout le documentaire, voici une vidéo (extraite du documentaire) uniquement sur le procédé de réduction :
Les Indiens Jivaro montrent leurs techniques de réduction de tête

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À bientôt,

Léa de La Crânerie.

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